Par María Suarez Toro
Féministe, activiste des droits fondamentaux des femmes, journaliste et productrice et co-directrice de FIRE – Feminist International Endeavor (Radio Féministe Internationale)
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María Suarez Toro est une féminsite portoricaine et costaricaine, professeur, activiste des droits fondamentaux des femmes et journaliste. Elle a été productrice et co-directrice de la Feminist International Radio Endeavor (FIRE) (Radio Internationale Féministe) depuis 1991, couvrant les activités du mouvement international des femmes dans toutes les principales conférences de l'ONU pendant les années 90. Elle a également acheté le programme de radio internationale qu'elle co-dirige avec Katerina Anfossi afin de situer où les femmes luttent pour inciter l'agenda international à inclure leurs droits humains.
María Suarez Toro a été victime de violations des droits humains en 1982 lorsque l'armée de Honduras l'avait «fait disparaître» alors qu'elle formait des professeurs en alphabétisation dans les camps de réfugiés du Salvador. Elle était une des survivantes des centaines qui disparurent dans ce pays pendant les années 80.
Le Programme «Women's Peacecasts Program», que Toro a commencé sur FIRE en tant qu'un effort commun avec d'autres projets de médias, tels que WINGS, a continué à diffuser à travers l'Internet les voix des femmes à partir des situations de conflit dans toutes les régions. Le projet a assuré la couverture souhaitée aux idées des femmes pour des solutions paisibles aux conflits internationaux (voir la philosophie et les rapports des diffusions sur la paix des femmes à www.fire.cr). Toro a écrit de nombreux articles et a contribué à la rédaction de plusieurs livres. Sa plus récente publication – un essai journalistique de recherche dans le livre intitulé «Beautiful Country for Sale» ( Beau Pays à Vendre) avec pour co-auteur Cristina Zeledon – traite stoïquement de la destruction de l'environnement et des explorations de pétrole au Costa Rica.
Récemment à la conférence d'AWID (Association for Women's Rights in Development) (Association des Droits des Femmes en Développement) au Mexique (octobre 2002), Toro a présenté une proposition pour un Sommet des Femmes sur l'État du Monde qui devrait
- évaluer les énormes changements qui sont intervenus au cours des dernières années
- évaluer et faire le point sur ce que les femmes ont et n'ont pas accompli dans ce contexte
- évaluer comment les femmes sont parvenues à ces résultats (stratégies d'action, négociations, élaboration de l'agenda et construction du pouvoir aux niveaux personnel, organisationnel, et socio-politique)
- analyser les gains et les coûts ( personnels et organisationnels) de ces réalisations
- faire des propositions sur les changements que les femmes ont fait en tant que mouvement afin d'être plus efficaces dans le nouveau contexte
Les extraits suivants sont tirés de la déclaration de Toro à propos du Sommet des Femmes proposé:
«Ce ne sera pas une conférence contre l'ONU ou ses conférences. Elle évaluera l'état actuel de l'ONU aujourd'hui, pour rechercher les moyens de contribuer plus efficacement afin d'affirmer les principes, les objectifs et les programmes pour lesquels elle se tient et comment défendre, promouvoir, protéger et mettre en oeuvre ce que les femmes y ont gagné.... Mais elle analysera d'autres thèmes et espaces au-delà des Nations Unies.
Qu'elle se produise avant, simultanément ou après une évaluation par l'ONU des dix ans de la mise en oeuvre du programme d'action de Beijing, ceci est un débat qui est indépendant de la proposition d'un Sommet des Femmes sur l'État du Monde…
Un Sommet des Femmes sur l'État du Monde ne sera même pas une conférence ayant pour protagonistes les femmes des ONG ou d'autres types d'organisations de la société civile. Convoquée et organisée par le mouvement des femmes, elle invitera les femmes qui font partie des gouvernements, des institutions spécialisées et des États, qui veulent prendre part à un espace des femmes qui établira l'agenda et les procédures dans les propres termes des femmes, indépendamment de la position qu'elles occupent professionnellement.
La conférence des femmes ne sera pas un événement isolé, mais plutôt un processus entier menant à elle, qui inclura la préparation aux niveaux personnel, local, national, régional et international afin d'évaluer, mais principalement de contribuer à la reconstruction de l'autonomisation et du mouvement qui est si désarticulé à ces niveaux, et aussi de citer les changements de paradigmes dont nous avons besoin dans le monde.
J'espère qu'elle débattra et construira de nouveaux paradigmes, puissent-ils être basés sur les «biens sociaux» (commons) ou «l'économie de la donation» ( gift economy) ou tout ce que les femmes appelent les paradigmes du monde planétaire que nous devons construire en tant que point de référence pour la transformation que nous voulons et dont l'humanité a désespérement besoin…»
Pour lire les propositions entières, veuillez visiter la page web se FIRE: anglais ou espagnol.

