ParAna Elena Obando, WHRnet
ENJEU
Vue Générale
Mécanismes des Droits Humains
Faits et Chiffres
RESSOURCES ADDITIONELLES
Points de vue
Entrevues
Liens
Appels à l'action
Mini Research Tool
Vue Générale
Le nouveau monde globalisé est le résultat du processus de restructuration du capital. Il a changé les relations entres les hommes et les femmes, les subjectivités, les valeurs et a réorganisé l'espace et l'ordre politique mondial.
Ce processus s'est produit de forme inégale, entre les régions, entre les secteurs socio-économiques et entre les hommes et les femmes, avec des conséquences différentes qui ont détérioré la qualité de vie de toutes les personnes. Les femmes non seulement se voient affectées en tant que membres des foyers et des groupes sociaux défavorisés, sinon aussi comme résultat de leur position dans la division sexuelle du travail.
Le fait qu'elles soient responsables du soin de la famille les amène à intensifier le travail domestique pour compenser la dimunition des services sociaux, produits de la chute des dépenses publiques. Ceci signifie que les changements dans l'assignation des ressources et l'augmentation de la productivité supposée se produire avec les programmes d'ajustement, ne prennent pas en compte les transferts de coûts depuis le marché juqu'aux foyers. Les femmes absorbent les chocs de ces programmes qui se traduisent par plus de travail ou la nécessité de rentabiliser les revenus limités.
Les responsabilités familiales rendent les femmes plus vulnérables à la précarité des emplois, étant donné que très souvent elles doivent accepter des travaux de pire qualité, avec une protection laborale et une sécurité sociale mineures, en échange de la flexibilité pour concilier le travail domestique avec le travail remunéré. Ceci permet de transformer cette vulnérabilité des femmes en stratégie déreglée du marché du travail.
En outre, le travail domestique et les soins des membres de la famille limitent l'accès des femmes à la capacitation et à l'information nécessaires pour une meilleure insertion laborale. La discrimination des femmes assure une main d'oeuvre moins chère pour un ensemble d'activités et des formes de relations laborales nécessaires pour le fonctionnement de l'économie globale: manufacture et agriculture de l'exportation, services d'appui des entreprises globales et services du personnel dans les villes globales.
La privatisation des systèmes de sécurité sociale a une incidence en grande partie sur les femmes. La reproduction humaine, comme bien social dévalorisé, représente un coût que doit assumer le sexe féminin. Les femmes en âge fertile, qu'elles aient des enfants ou non, doivent supporter un coût majeur de santé préventive, soutenu par le risque qu'elles arrivent à demander des dépenses d'attention en matière de santé majeures que les hommes.
Dans le cas de la retraite, quand on a adopté le système de fonds individuels, le fait que les femmes jouissent d'une majeure espérance de vie a pour résultat des pensions plus basses, augmentant la pauvreté des femmes âgées.
En même temps, la montée du fondamentalisme religieux au niveau global, réaffirme les prémisses qui s'appuient sur la notion de la famille et sur les normes qui se réfèrent aux relations entre les hommes et les femmes qui valorent la domesticité feminine et la maternité subordinée.
D'autre part, la globalisation des moyens de communication et des nouvelles technologies de la communication rend possible une croissance de l'hégémonie en ce qui concerne les modèles de consommation aussi bien que la chosification des corps des femmes et la sexualité feminine.
Enfin, l'ALCA ( Area de Libre Comercio de la Américas) (Secteur de Libre Commerce des Amériques) en tant que partie d'une stratégie de contrôle direct économique, politique et militaire des États-Unis dans la région latino-américaine, cherche à détruire l'appareil étatique en déréglant les secteurs tels que l'éducation, la santé, l'accès aux services sanitaires (eau), l'énergie en les privatisant par conséquent, rendrait vulnérable les secteurs plus pauvres. L'entreprise de l'ALCA, non seulement rendra inaccessibles la santé et l'éducation, mais aussi générera plus d'exclusion et de discrimination à l'égard des femmes.
Mécanismes des Droits Humains
Le Pacte International des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (Pacte des Droits Economiques et Sociaux) définit les droits économiques, sociaux et culturels dans le cadre de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (Déclaration Universelle) des Nations Unies.
En plus du PIDESC, il existe plusieurs conventions qui protègent plusieurs de ces droits dans différents domaines. Ces conventions ont été créées et sont contrôlées par d'autres organes internationaux comme l'Organisation internationale du Travail (OIT) (droits des travailleurs), l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (droit à la santé y compris celle relative au VIH/SIDA) et l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) (droit à l'éducation, éducation en matière des droits humains).
Il existe en plus la (c100) Convention sur l'égalité de rémunération, 1951, adoptée par l'OIT et en vigueur depuis 1953, dans laquelle on affirme que les hommes et les femmes doivent percevoir des salaires égaux pour des travaux identiques.
Il existe également une Déclaration des Nations Unies sur le Droit au Développement, qui prévoit plusieurs droits sociaux et économiques importants pour la survie des femmes de nos jours, comme le droit au travail, à une qualité adéquate de vie, à l'alimentation, à l'eau, à hériter et à avoir le contrôle de la terre, au logement et aux services publics et accessibles en matière de santé et d'éducation.
La prise en considération des droits sociaux, économiques et culturels sous la globalisation néolibérale est essentielle pour les femmes à cause des multiples formes par lesquelles ceux-ci sont déniés pour des critères basés sur l'appartenance sexuelle et ont un impact direct sur le manque de jouissance des droits civils et politiques, à cause de leur indivisibilité.
L'indivisibilité des droits humains, c'est-à-dire l'idée selon laquelle les droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels sont interrelationnés et interdépendants, a été réitérée dans la Déclaration et le Déclaration et le Programme d'Action qui ont résulté de la Conférence Mondiale sur les Droits Humains à Vienne (1993). L'ampliation du cadre des droits humains pour inclure les droits des groupes d'individus ainsi que des individus, est un autre des aspects clés de l'indivisibilité. En outre, la reconnaissance de la contribution économique des femmes à travers leur travail remunéré et non remunéré dans le cadre privé et l'appartenance de la terre, sont des aspects définitifs pour l'amélioration intégrale de la capacité des femmes de jouir de tous les droits en général.
Le secteur des droits culturels met en question les droits et les problèmes spécifiques, en particulier pour les débats et controverses permanents sur l'identité et le multiculturalisme. La discussion a des conséquences directes sur les femmes, en particulier sur celles appartenant aux minorités autochtones ou aux communautés autochtones étant donné que très souvent elles se trouvent dans le dilemne d'un conflit de loyalisme, en tant que femmes et en tant que membres de leurs communautés. La responsabilité sociale et étatique de combattre toutes les formes traditionnelles et les pratiques consuétudinaires qui discriminent les femmes constitue une partie essentielle du débat des droits culturels à partir d'une perspective sexospécifique.
Il est important de mentionner la Convention sur l'Élimination de Toutes les Formes de Discrimination à l'Égard de la Femme (CEDAW) qui bien qu'elle ne soit qu'un traité spécifique sur les droits sociaux, économiques et culturels, examine plusieurs d'entre eux et est l'unique document qui prohibe particulièrement la discrimination à l'égard des femmes et oblige les États à prendre des mesures positives en faveur de l'égalité des sexes.
Plusieurs mécanismes des Droits Humains du système des droits humains des Nations Unies peuvent être utilisés pour l'amélioration des droits économiques, sociaux et culturels des femmes. Entre eux sont :
L'interaction avec les agences multilatérales et intergouvernementales telles que la Banque Mondiale, l'OIT, l'UNESCO et l'OMS donne une autre dimension au travail sur ces droits.
Dans le cadre du système interaméricain, les principaux instruments juridiques qui reconnaissent les droits économiques, sociaux et culturels sont :
La première reconnaît comme mécanisme de protection, le système de pétitions individuelles auprès de la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme et s'applique aux États Membres de l'OEA et la seconde établit de la même manière le système de pétitions individuelles auprès de la Commission Interaméricaine et un second organe de nature juridique avec compétence pour reconnaître les pétitions individuelles, la Cour Américaine des Droits de l'Homme, à laquelle sont soumis les États qui reconnaissent sa compétence.
En plus, les femmes pourraient utiliser le Protocole additionnel a ala CADH en matière de droits économiques, sociaux et culturels, appelé Protocole de San Salvador avec une procédure de dossiers et le système de pétitions individuelles reservé à la liberté syndicale et au droit à l'éducation.
Faits et Chiffres
Source: Victoria Sendón de Léon, Conférence prononcée à Madrid organisée par la Plate-Forme des Droits Fondamentaux des Femmes ( Plataforma de Derechos Humanos de las Mujeres), 20 avril 2001.
RESSOURCES ADDITIONELLES
Points de vue
La résistance mondiale des femmes au néolibéralisme par Joëlle Palmieri, co-fondatrice des Pénélopes et de l'Association pour la promotion de l'économie sociale et solidaire (Apress), Paris (Juin 2002)
Entrevues
Unir le Global et le Local: Les Mouvements des Droits Fondamentaux des Femmes et la Critique de la Globalisation, entrevue avec Josefa “Gigi” Francisco, Directrice Exécutive, Women and Gender Institute (WAGI), Miriam College, Philippines, Coordinatrice Régionale pour l'Afrique du Sud-Est, Development Alternatives with Women for a New Era (DAWN) (Alternatives de Développement avec les Femmes pour une Nouvelle Ere) (Octobre 2002)
María José Lubertino, présidente de l'Institut social et politique de la femme (Instituto Social y Politico de la Mujer) et professeure de Droits humains à la Faculté de Droit de l'UBA, Argentine (Mai 2002)
Liens
ONU : Le progrès des femmes à travers le monde UNIFEM a pour mission de contrôler l'intégration du genre dans les programmes des Nations Unies. Son site est en anglais mais il donne accès à un rapport publié en 2000 qui examine les progrès des femmes à travers le monde du milieu des années 1980 à la fin des années 1990 et les indicateurs clés du progrès. En analysant les dimensions économiques de l'égalité des sexes, UNIFEM explore les manières de restructurer la mondialisation afin de tenir compte des contributions et des intérêts des femmes.
Droits et démocratie Le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique travaille à la promotion, au développement et à la consolidation des institutions démocratiques et des programmes de protection des droits de la personne. Son travail s'articule autour de thématiques (développement démocratique, droits des femmes, droits des peuples autochtones, mondialisation et droits humains). Souvent mis à jour, son site diffuse ses appels à l'action, bulletins, communiqués et publications. On offre aussi une sélection de liens.
"Protection des droits humains et mondialisation de l'économie : Un défi pour l'OM" par Robert Howse et Makau Mutua (© Droits et Démocratie 2000) Cybersolidaires Ce site est une mine d'informations sur les filles et les femmes des Amériques et du monde, de même que sur la violence, les femmes afghanes, les fondamentalismes, les luttes pour la paix, pour une mondialisation solidaire et pour que les femmes prennent leur place dans la société de l'information. Il inclut des moyens daction, des couvertures d'événements internationaux, des répertoires et des ressources.
SOS sexisme SOS sexisme vise à sensibiliser les femmes au combat pour leurs droits. Son site offre des informations sur les droits des femmes à disposer de leur corps, sur la violence, la montée de l'ordre moral, les intégrismes, les conflits armés, la solidarité internationale, la mondialisation et l'économie. On offre aussi le récit de la vie d'une militante ainsi qu'un forum de discussion.
Appels à l'action
Stop Esso Greenpeace campaigners argue that if the Bush administration was acting to limit global warming, there would be no need to invade Iraq to secure cheap oil. According to Greenpeace, Esso is the primary oil giant responsible for lobbying the US and other governments to undermine international progress on global warming.
Mini Research Tool
[In preparation]
http://www.unifem.undp.org/progressww/2000/progressfr.html
http://www.ichrdd.ca
http://cybersolidaires.org
http://www.sos-sexisme.org
http://www.stopesso.com/

