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Les femmes et la participation politique
Novembre 2003

Par Ana Elena Obando, WHRnet

Vue d'ensemble
Les mécanismes des droits de la personne
Faits et Chiffres
Sources
Resources Supplémentaires


Vue d'ensemble
La participation politique des femmes comprend un large éventail d'actions et de stratégies. Elle y compte le vote et l'éducation civiques des électeur-e-s, la candidature aux élections nationales et locales, apporter son soutien aux candidat-e-s dont le programme politique est soucieux de l'équité entre les sexes, mener des campanes contre ceux qui ont des politiques 'anti-droits des femmes' et plaidoyer pour l'intégration d'un programme pour les droits des femmes dans l'arène politique des candidats et partis politiques.

Les stratégies de la participation politique comprennent des mécanismes qui renforcent la participation politique des femmes. Certains des exemples sont les quotas hommes-femmes qui attribuent 30 à 50 pourcent des postes décisionnels aux femmes ; des stratégies d'intégration systématique des questions relatifs aux femmes qui promeuvent une culture sensible aux différences entre les sexes au sein des gouvernements ; une bureaucratie nationale pour les femmes, ayant pour objectif principal de diriger et surveiller les stratégies gouvernementales d'intégration systématique des questions relatives aux femmes ; les budgets genre ou budgets des femmes qui attribuent un pourcentage du budget national à l'intégration systématique des questions relatives aux femmes et l'action positive pour la promotion féminine. Dans le corps législatif de certains pays démocratiques, les représentant-e-s sectoriel-l-e-s des femmes ont été nommé-e-s selon les termes et les capacités au pair avec les représentant-e-s élu-e-s. Un mécanisme plus récent qui offre une certaine latitude à la participation politique des femmes est le système de liste de parti selon lequel les groupes de femmes peuvent faire campagne afin d'obtenir un siège au sein de la législature.

Quotas
Les systèmes de quota ont augmenté de manière importante la participation et représentation des femmes dans les postes politiques décisionnels obtenus tout aussi par nomination que par élection. Les quotas sont considérés comme l'une des actions positives les plus efficace pour augmenter la participation politique des femmes. Il y existe aujourd'hui plus de 77 pays qui ont des quotas constitutionnels, électoraux ou politiques pour les partis. Dans les pays où les enjeux relatifs aux femmes ont toujours été relégués au dernier plan, la hausse du nombre de femmes ayant des postes décisionnels a aidé à propulser les préoccupations des femmes à un niveau de priorité plus élevé. La visibilité des femmes leaders a en général donné plus d'importance aux droits des femmes. Les quotas pour les femmes dans la politique permettent un changement d'attitude envers le rôle des femmes et leurs compétences, ce qui en retour créent plus d'opportunités pour les femmes dans le domaine de l'éducation et de l'empli.

Le gender mainstreaming et les budgets genre
Les mesures de gender mainstreaming assimilent ou intègrent les perspectives de genre et le but de l'égalité entre les sexes dans le processus de prise de décision des gouvernements, la planification, la mise en œuvre et l'évaluation. Ceci rend les gouvernements plus efficaces dans la livraison des services aux besoins des citoyens en garantissant que même les politiques et programmes qui semblent les plus neutres, prennent en compte les préoccupations et besoins des femmes dès le début. En sus, les mesures de gender mainstreaming ont également créées des stratégies et outils d'analyse et d'évaluation, les données selon les sexes, les statistiques désagrégées selon les sexes par ex., qui intègrent la race, la classe sociale, l'ethnicité et d'autres préoccupations dans les politiques et le planning des gouvernements. Cela profite non seulement aux femmes mais également à certains secteurs marginalisés auxquels appartiennent les femmes.

Les mesures de gender mainstreaming ainsi que les budgets de genre ont été une méthode utilisée pour déterminer à quel point les dépenses publiques détractent ou se rapprochent du but qui est de parvenir à l'égalité entre les sexes. Un budget de genre n'est pas un budget spécifique pour les femmes, c'est plutôt un outil qui permet d'analyser les allocations budgétaires, les dépenses publiques, et la taxation selon une perspective de genre et peut être éventuellement utilisé pour promouvoir des réallocations budgétaires qui répondent mieux aux priorités des femmes. Les budgets des femmes ont été fondamentaux dans l'augmentation des dépenses publiques pour les services sociaux qui en général bénéficient le plus aux femmes et aux enfants, ainsi que dans l'orientation des priorités gouvernementales vers une économie sociale telle que la santé et la nutrition, l'éducation et d'autres services familiaux et communautaires. Dans certains pays, les budgets de genre exposent les domaines où le gouvernement a été faible, par ex. les secteurs de production tels que l'agriculture et l'industrie. En dernier lieu, les budgets de genre repèrent où la plupart des dépenses ont été faites, révélant souvent ainsi la corruption et le sous financement des services sociaux. Dans l'ensemble, les budgets de genre contribuent de manière importante au renforcement des stratégies de gender mainstreaming. (Source: Colleen Lowe Morna, Gender Budgeting: Myths and Realities, octobre 2000).

Toutefois, les féministes soutiennent que le gender mainstreaming et les budgets de genre ne sont pas des fins en soi, mais plutôt de simples outils pour parvenir à l'égalité entre les sexes. Les lacunes que présentent l'usage de ces outils sont évidents lorsque les mesures et les budgets de genre sont basés essentiellement sur des activités dites de femmes ou n'ont rien à voir avec les besoins de celles-ci. Un exemple, dépenses budgétaires de genre faites sur les garderies qui, bien qu'importantes, ne changent pas le rôle subalterne des femmes dans la société mais aident tout simplement les femmes a mieux remplir leurs rôles sexués relatif à la garde des enfants. Certains organismes du gouvernement utilisent leurs budgets pour des formations axées sur des compétences en cosmétologie et des leçons de danse. Des projets de subsistance sont souvent inclus dans les budgets de genre. Bien que les projets de subsistance peuvent en réalité aider les femmes à contribuer au revenu familial, ils augmentent le nombre leurs multiples responsabilités dans le foyer car les travaux managers ne sont assumés par les hommes. Ainsi, les femmes sont davantage accablées par les tâches ménagères ce qui les empêchent de participer à la vie publique et politique. Dans le pire des cas, les budgets de genre ne touchent pas tout les femmes et les hommes et sont plutôt encaissés par des politiciens corrompus.

Le plaidoyer législatif et de la formation pour gagner aux élections
Les femmes ont été en mesure de participer aux processus de prise de décision par le biais du plaidoyer législative en rédigeant et proposant des lois qui ont ensuite été intégré dans le processus législatif officiel par les représentants élus à la législature. Les femmes interviennent dans le processus législatif en générant le soutien de la population pour mener campagne contre un projet de loi, et plaidoyer pour un amendement ou pour révoquer une loi existante.

Au niveau des élections locales particulièrement, les groupes non gouvernementaux de femmes ont poursuivi des formations pour mener à bien des campagnes électorales pour les femmes désirant se présenter aux élections. Parmi les fonctionnaires femmes et les plaidoyeur-e-s, les groupes de femmes ont également fait des formations dans le domaine de la législation, comment par ex. rédiger une ordonnance qui soit fidèle aux réalités et besoins des femmes.

Le programme des femmes
À part les campagnes menées pour promouvoir une représentation équitable dans les postes politiques de prise de décision, une partie intégrale de l'élaboration des stratégies pour la participation politique des femmes, est de créer des programmes pour les femmes, susceptibles de générer à un changement réel.

Le leadership politique des femmes doit être renforcé davantage afin de réaliser un programme de développement durable axé sur les êtres humains et qui œuvre pour l'élimination dans les textes de loi et dans la réalité quotidienne, de la discrimination basée sur le genre, la race, l'ethnicité, la classe sociale, l'orientation sexuelle, les castes, la descendance, l'emploi, le mode de vie, les apparences, l'âge et autres. Les politiciennes leaders, nombreuses ou non, ne peuvent créer un réel changement que si elles sont en mesure d'utiliser leur pouvoir politique pour la promotion politique, sociale, économique et culturelle des femmes et d'autres groupes marginalisés.

Les femmes qui ont été en mesure d'accéder à un pouvoir politique formel, ont à faire face à de nombreux obstacles. Parmi ces obstacles, celui de poursuivre un développement durable axé sur les êtres humains dans le contexte d'une tendance actuelle pour la globalisation qui a engendrée une influence plus importante des forces du libre-échange accompagnée une perte d'autonomie de l'État. Une dette toujours croissante, la pauvreté et une distribution asymétrique des richesses continuent de présenter de réelles difficultés pour de nombreux pays qui sont déjà confrontés aux politiques d'ajustements structurelles (PAS) et un programme économique de libéralisation imposés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Les PAS ont conduits à une réduction forcée des services sociaux de bases et des dépenses publiques in générale, y compris celle des structures nationales et programmes pour les femmes.

Les politiciennes leaders doivent aller au delà des politiques axées sur les identités, les élites politiques locales et le contrôle exercé par les dynasties qui dans de nombreux pays en développement ont été les même forces qui ont permis aux femmes d'accéder aux postes de pouvoir politique. Les femmes doivent également confronter de nombreux obstacles et briser les barrières culturelles qui dictent comment les femmes doivent se présenter, comment elles doivent s'exprimer et se comporter, ceci tout en transformant la culture politique en un environnement qui soit sensible à l'équité entre les sexes. Un environnement soucieux de l'équité entre les sexes évalue les compétences des femmes non pas en termes de leur capacité à imiter le 'langage masculin' ou leur habilités à faire concurrence mais plutôt par rapport à leur habilité à collaborer, à créer une vision et faire preuve de leadership. Par surcroît, il y a le besoin continu de résister et lutter contre la propension de l'état d'homogénéiser ses citoyens. La propension de l'État à l'homogénéité est apparente à travers ses politiques et ses standards qui prétendent à l'égalité en dans leur principes mais en réalité exercent de la discrimination et marginalisent

À part accroître l'accès des femmes aux postes de prise de décision au sein des gouvernements, renforcer les compétences des femmes dans la mise en application des mécanismes internationaux et les instruments sur les droits des femmes aux niveaux national et local, est un objectif que l'on doit continuer de poursuivre. Les instruments internationaux qui sont en place, plus particulièrement les opportunités offertes par la Plateforme d'action de Beijing (PAB) et la Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), doivent être exploitées au maximum ; des stratégies pour les mettre en application telles que le plaidoyer, les réformes politiques, des mesures particulières et des actions particulières, des systèmes de responsabilisation et d'évaluation et tous autres mécanismes, doivent être analysés. Les femmes au sein du gouvernement doivent continuer se s'investir dans le partage des stratégies et des ressources d'information, former des réseaux et renforcer les liens avec d'autres femmes au gouvernement et au sein des groupes de femmes et expertes. Elles doivent continuer d'étudier les complexités économiques et politiques toujours croissantes résultant de la mondialisation. Aux niveaux national et local, comprendre et élaborer des méthodes concrètes pour résister et lutter contre les politiques 'malpropres' et corrompues es l'un des plus grands défis pour les femmes partisanes d'un programme féministe.

Très peu de femmes encore
Alors que l'activisme à l'échelle mondiale, surtout au niveau des Nations Unies, a institué des mécanismes pour une représentation plus importante des femmes dans la politique, l'évaluation faite par le Programme des Nations Unies pour le développement de Beijing plus cinq, confirme que les femmes sont encore très sous représentées à travers le monde dans les postes politiques et bureaucratiques. Le PNUD a relaté que les femmes " n'occupent même pas la moitié des structures de prise de décision. Le seuil de 30 pourcent que revendique le rapport du PNUD sur le développement humain comme premier pas vers les 50 pourcent, ne sont encore qu'un rêve pour la plupart des femmes " (PNUD, 1999). Le moniteur de l'organisation internationale l'Union interparlementaire fixe à 15.2 pourcent le nombre total des femmes au parlement. Ainsi, les campagnes pour une représentation équitable entre les sexes au sein des gouvernements telle que la campagne ''pour l'égalité des droits à 50/50'', menée par ''Femmes, environnement et développement'' (WEDO), demeure l'une des initiatives les plus stratégiques pour augmenter la participation politique des femmes.

Libertés et droits
Pour participer aux processus politiques, les femmes ont besoin de jouir au plein exercice de leurs droits civiques et politiques. Les libertés démocratiques telle que celle de l'expression, de la presse, d'opinion, de réunion pacifique, syndicale, et autres, sont des véhicules indispensable à la pleine participation politique des femmes. Dans les pays où la liberté d'expression est restreinte, les femmes se trouvent sous constante surveillance et parfois sous la menace de leurs propres gouvernements. Dans les pays où la religion et la culture imposent de nombreuses restrictions sociales et empiètent sur les lois étatiques, les femmes rencontrent plus de difficultés à accéder à l'éducation et à contribuer à l'espace politique publique. La réalisation des besoins de survie et besoins sociaux de base, de l'indépendance économique, de la liberté familiale et communautaire sans violence, sont également des conditions nécessaires à la réalisation de leurs potentielles politiques.

Les mécanismes des droits humains

L'activisme des femmes dans l'arène internationale a produit de divers documents et instruments stratégiques qui garantissent et promeuvent la participation politique des femmes. Les stratégies prospectives d'action de Nairobi de 1985 et la Plateforme d'action de Beijing de 1995 sont des instruments stratégiques qui ont établis la fondation de la promotion politique des femmes. Les stratégies de Nairobi ont guidées les gouvernements pour assurer l'égale participation des femmes dans les corps législatifs nationaux et locaux. Elles ont également fait appel à l'équité dans la nomination, l'élection et la promotion à des postes de haute responsabilité auprès de la branche exécutive, législative et juridique.

La Plateforme d'action de Beijing fait appel aux gouvernements, aux organismes nationaux, au secteur privé, aux partis politiques, aux syndicats, aux associations d'employé-e-s, aux institutions académiques et de recherche, aux organisations sous-régionales et régionales, aux organisations non gouvernementales et internationales pour mettre en application " des mesures qui garantissent l'égalité d'accès à, et la pleine participation aux structures de pouvoir et de 'prise de décision " et " accroître les capacités des femmes à participer au processus de prise de décision et de leadership. "

Les mesures recommandées aux gouvernements sont : Élaborer " un objectif d'équilibre entre les sexes " dans tous les organismes et comités gouvernementaux ; prendre des mesures pour encourager les partis politiques à en faire autant ; protéger et promouvoir " l'égalité des droits à participer aux activités politiques et à la liberté d'association, pour les femmes et les hommes ; " évaluer les progrès relatifs à la représentation des femmes ; et apporter un soutien aux études menées par les instituts non gouvernementaux et ceux de recherche sur la participation politique des femmes. Faisant partie du plaidoyer pour une représentation équitable est la nécessité de reconnaître et promouvoir le partage du travail et des responsabilités parentales entre les femmes et les hommes.

La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEFDF) est un traité international important qui confirme l'importance d'impliquer les femmes dans les rouages de la politique des partis de l'État.

La division des Nations Unies pour la promotion de la femme relate qu'en date du 30 septembre 2003, 174 pays soit 90 pourcent des membres des Nations Unies sont signataires de la convention. Les articles 2 à 4 de la CEFDF font appel aux États parties pour poursuivre rigoureusement l'élimination de la discrimination à l'égard de la participation politique des femmes par le biais de diverses mesures spéciales légales et temporaires et de l'action affirmative. Un exemple de mesures spéciales pour accélérer la réalisation de l'égalité de facto, sont les quotas pour le nombres de sièges attribués aux femmes dans la branche législative, exécutif or juridique du gouvernement.

L'article 7 de la CEFDF donne des consignes aux États parties pour " prendre des mesures adéquates pour éliminer la discrimination à l'égard des femmes dans la vie politique et publique du pays… ". Il garantie aux femmes, 'aux mêmes titres que les hommes, le droit de :

(a) voter à toutes élections et référendum publiques et de se présenter comme candidate aux élections à tout corps publiquement élu ;

(b) participer à l'élaboration des politiques du gouvernement et leur mise en application, exercer des fonctions officielles et remplir des fonctions publiques à tous les niveaux du gouvernement ; et,

(c) participer aux activités des organisations non gouvernementales et associations concernées par la vie publique et politique du pays. "
L'article 8 mène les droits des femmes dans l'arène internationale. Il exige aux États parties " de prendre des mesures adéquates pour garantir aux femmes aux mêmes titres que les hommes et sans discrimination aucune, l'opportunité de représenter leurs gouvernements au niveau international et de participer au travail mené par les organisations internationales. "

La remarque générale 23 du comité de la CEFDF sur les femmes dans la vie politique et publique donne un aperçu de la vie politique et publique des femmes dans différentes régions du monde. Elle clarifie véritablement comment les clauses de la CEFDF sur la participation politique des femmes et les mesures prioritaires peuvent être mise en application au niveau national/local et international.

La déclaration internationale des droits -la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), le Pacte international relatif aux droits civiques et politiques (PIDCP) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC)- forment tous une fondation aux droits des femmes à la participation politique.

Faits et Chiffres

  • En 2002, les femmes s'élevaient encore 14 pourcent environ des membres au parlement à travers le monde. (BBC News par le biais de Online Women in Politics)
  • Sur 180 pays, 14 sont dirigés par des femmes, et 6 femmes en sont vice-présidentes (Women's Learning Partnerships, 2002)
  • Avec 48.8 pourcent des sièges parlementaires accédés par les femmes aux dernières élections, le Rwanda est devenu le pays avec le nombre le plus élevé de femmes parlementaires dans le monde. Les femmes en Suède occupent actuellement 45.3 pourcent des sièges parlementaires, 38 pourcent au Danemark, 37.5 en Finlande et 36.7 pourcent en Hollande (The Guardian, Octobre 2003)
  • La Suède, le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Hollande et l'Allemagne ont tous attends l'objectif d'avoir 30% des sièges parlementaires occupés par des femmes d'ici la fin de 2002, l'Argentine, le Costa Rica, l'Afrique du Sud et la Mozambique également. (BBC News par le biais de Online Women in Politics)
  • En mai 2003, le Qatar a nommé Sheikha bint Ahmed Al-Mahmud comme Ministre du Cabinet, la première femme dans cet État. Cette nomination fait suite au référendum du 29 avril durant lequel les Quatariens ont massivement approuvé une constitution écrite qui reconnaît les droits des femmes de voter et d'être élue à un poste officiel (Le journal Internet de DAWN, mai 2003)
  • Le pourcentage des femmes au parlement est de 14 pourcent aux É.U., 11.8 pourcent en France, et 10 pourcent au Japon. Au Rwanda ce pourcentage est de 48 pourcent et en Ouganda, de 24.7 pourcent.
  • Le Kuwait et les Émirats arabes unis n'accordent pas aux femmes, le droit de vote ou d'être élues.
  • 7 pourcent des ministres du Cabinet sont des femmes. Les femmes ministres occupent essentiellement les postes dans les domaines sociaux (14 pourcent), comparé aux postes juridiques (9.4 pourcent), économiques (4.1 pourcent), aux affaires politiques (3.4 pourcent), et exécutifs (3.9 pourcent).
  • Il y a 9 femmes ambassadeurs aux Nations Unies. Elles sont de la Finlande, la Guinée, la Jamaïque, du Kazakhstan, du Kirghizstan, du Libéria, du Liechtenstein, de la Somalie, et du Turkménistan.
  • Dans le système des Nations Unies, les femmes détiennent 9 pourcent des postes de direction supérieure et 21 pourcent des poste de cadre supérieur, mais 48 pourcent des postes d'administrateurs auxiliaires dans la fonction publique.
  • En 1893, la Nouvelle-Zélande est devenue la première nation a accordé le plein droit de vote aux femmes.
  • Parmi les pays en développement qui ont été les premiers a accorder le droit de vote aux femmes sont : l'Albanie (1920), la Mongolie (1924), l'Écuador (1929), la Turquie (1930) et le Sri Lanka (1931).
  • Certains des derniers pays à accorder le suffrage aux femmes sont: la Suisse (1971), l'Iraq (1980), la Namibie (1989), l'Afrique du Sud - à la population noire (1994).
  • Certains pays n'ont toujours pas le suffrage universel. On cite parmi ceux-ci Brunei Darussalam, le Kuwait, le Sultanat d'Oman, l'Arabie Saoudite, et les Émirats arabes unis.
  • Parmi les pays en développement qui n'ont pas ratifiés la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes (CEFDF) sont: le Bahreïn, la Palestine, le Qatar, l'Arabie Saoudite, le Sultanat d'Oman, la République arabe syrienne, le s Émirats arabes unis.
  • Les États-Unis est le seul pays industriel qui n'ait pas ratifié la CEFDF.
Source de premier ordre:
Online Women: Statistics, Online Women in Politics
http://www.onlinewomeninpolitics.org/statistics.htm

Sources

Réunion sur les femmes et la participation politique ("Meeting on Women and Political Participation: 21st Century Challenges," ) Le Programmes des Nations Unies pour le développement, 24-26 mars1999, New Delhi, Inde

Le Gender mainstreaming: Compétitivité et croissance , le conseil des ministres des pays nordiques/OCDE, Novembre 23-24, 2000 (Gender Mainstreaming: Competitiveness and Growth, Nordic Council of Ministers/ OECD)

Surveillance de la mise en application des stratégies prospectives d'action de Nairobi pour la promotion des femmes, la commission sur le statut des femmes, 39ème session, New-York, 15 mars-4 avril 1995 (Monitoring The Implementation Of The Nairobi Forward-Looking Strategies For The Advancement Of Women, Commission on the Status of Women, Thirty-ninth session, New York, 15 March-4 April 1995)

Faits et chiffres sur la participation des femmes dans la politiques, la gouvernance et le processus de prise de décision, Les femmes dans la politique en ligne (Facts and figures on women's participation in politics, governance, and decision-making, Online Women in Politics)

La participation politique de WLPS, faits économiques et chiffres (WLP's Political Participation and Economic Facts and Figures, 2002)

La Convention de CEFDF, International Women's Rights Action Watch-Asia Pacific

Le Qatar élit la première femme ministre ("Qatar gets first woman minister,") DAWN Internet, 7 mai, 2003

Étude IPU No. 28, 1997, Hommes et Femmes dans la politique: La démocratie en développement ("Men and Women in Politics: Democracy Still in the Making")

Budgets de Genre: Mythes et réalités (Gender Budgeting: Myths And Realities), par Colleen Lowe Morna, Directrice de Gender Links Associates, à la conférence internationale intitulée : les 25 ans de la participation politique des femmes, Bonn, Octobre 13 à 14, 2000

RESOURCES SUPPLÉMENTAIRES:

PERSPECTIVE:
Les femmes s'organisent dans l'environnement socioculturel et politique de la Malaisie
Par Cecilia Ng, Directrice de Women's Development Collective (WDC) (Octobre 2003)

INTERVIEWS:
Organisations et mouvements des femmes dans les Caraïbes et au niveau mondial, une interview avec Peggy Antrobus de Grenada dans les Caraïbes. Peggy Antrobus a été engagée dans les organisations des femmes depuis 1975. Elle a été impliquée dans la formation des réseaux tels que Caribbean Association for Feminist Research and Action (CAFRA) (l'Association des Caraïbes pour la Recherche et l'Action Féministe) en 1980, Development Alternatives for Women in the New Era (DAWN) (Développement des Alternatives pour les Femmes dans la Nouvelle Ére) en 1985 et International Gender and Trade Network (IGTN) en 1999. Peggy écrit actuellement un livre sur le mouvement des femmes dans le monde. (Octobre 2003)

Tisser les liens entre le mondial et le local: Les mouvements des droits fondamentaux des femmes et une critique de la mondialisation, une interview avec Josefa "Gigi" Francisco, Directrice exécutive de Women and Gender Institute (WAGI), Miriam College, aux Philippines et coordinatrice régionale pour l'Asie du Sud-Est de Development Alternatives with Women for a New Era (DAWN). (Octobre 2002)




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