Par Ana Elena Obando, WHRnet
Vue Générale
Mécanismes des Droits Humains
Faits et Chiffres
Ressources Additionelles
Vue Générale
Le SIDA s’est converti en une de principales causes de décès des femmes en âge de procréer en Amérique, en Europe Occidentale et en Afrique, en particulier au sud du Sahara. L’analyse épidémiologique montre qu’il se produit un accroissement en pourcentage de femmes plus prononcé du SIDA parmi les femmes que parmi les hommes. Actuellement on sait que la transmission du VIH dans le monde se doit à 80% aux relations hétérosexuelles, avec une proportion Homme/Femme de 1:1. C’est-à-dire, d’un total estimé à 36 millions de personnes vivants avec le virus, environ presque la moitié correspond aux femmes.
Au début, on pensait que l’épidémie affectait seulement les hommes homosexuels. Par la suite on a découvert que les personnes droguées par voies intraveineuses et les hémophiles la contractaient. Cette prédominance dans les deux groupes a rendu invisible la problématique des femmes comme groupe humain affecté. Cependant, l’infection a commencé à apparaître parmi les femmes. Au début les chercheurs se sont centrés sur les compagnes sexuelles des personnes droguées par voies intraveineuses et/ou des utilisateurs desdites drogues, dans les fréquentes transfusions sanguines pour causes associées à la santé en matière de reproduction et puis on l’a rapproché aux habitudes sexuelles hétérosexuelles de « promiscuité », étiquetant les travailleuses sexuelles comme principales coupables de la transmission.
Par la suite, en raison de l’augmentation de l’infection par voie hétérosexuelle, on a trouvé que la grande majorité des infectées étaient des femmes mariées et avec un partenaire stable et pratiquement monogames. En fait, les études réalisées en Amérique Latine reflètent qu’entre 60 et 70 % des femmes infectées vivent dans des couples stables, sont monogames, fidèles et n’ont pas entretenu des relations sexuelles avec d’autres hommes qui ne soient leurs époux ou partenaires sexuels.
Dans plusieurs pays développés, le sexe non sûr a remplacé l’usage des drogues intraveineuses comme cause principale de l’infection du VIH des femmes. En fait, plusieurs femmes sont infectées par le virus à travers un partenaire unique.
Un des mythes les plus communs sur l’épidémie du VIH, est que les femmes qui entretiennent des relations sexuelles avec des femmes (MSM) ne courent pas le risque de l’infection. Bien que très peu de recherches aient été réalisées sur le thème pour déterminer les statistiques, la phobie de la pratique lesbienne (lesbophobie) a détourné l’attention des chercheurs et même de ceux/celles qui prennent des décisions pour concevoir des stratégies de prévention et de santé sexuelle dans ce groupe social important.
De nombreuses études ont démontré que la dissémination et l’impact du VIH/SIDA affecte de manière disproportionnée les femmes parce qu’elles sont plus vulnérables économiquement, socialement et culturellement. Les femmes qui vivent avec le HIV sont doublement discriminées, étant donné qu’elles ne sont pas humainement traitées dans les services de santé et souffrent généralement d’abandon et de marginalisation familiale et sociale.
On a établit que cette maladie n’est pas simplement un problème de santé, mais aussi de développement, en raison du fait qu’il y’a une détérioration dans l’activité productive, au niveau professionnel et en plus elle affecte les familles moralement et psychologiquement.
Bien que le risque d’infection soit majeur entre les hommes, les femmes sont plus vulnérables en raison de facteurs biologiques (la transmission homme/femme est plus effective que femme/homme) culturels et sociaux. En outre, l’idéologie patriarcale rend difficile la négociation par les femmes de pratiques sexuelles plus sûres avec leurs partenaires.
Cette idéologie s’apprécie aussi dans les approches de prévention et d’attention, en considérant les femmes comme agents transmetteurs du virus dans ses deux acceptations les plus classiques : en tant que « mère », transmettant le virus à son bébé, -dont les droits tendent à prévaloir sur ceux de sa mère-, ou comme « prostituée », contaminant d’autres hommes qui éventuellement contamineraient leurs partenaires. La vulnérabilité et le droit à la santé des femmes en tant qu’êtres humains qu’elles sont, deviennent invisibles dans plusieurs domaines.
Les femmes séropositives par exemple, se voient affectées par des problèmes émotionnels et des obstacles physiques : depuis les effets qui consistent à révéler leur propre statut jusqu’aux peurs de transmission, en passant par les réactions au traitement et les sentiments de honte et de diminution de l’amour propre.
Les femmes s’affrontent en outre aux risques de santé sexuelle et en matière de reproduction à cause de leur biologie, de l’accès insuffisant à l’information et aux services et aux conditionnements des rôles traditionnels qui influent dans l’augmentation des grossesses non désirées, des avortements dans des conditions de risque et des infections de transmission sexuelle qui peuvent les laisser stériles ou les tuer.
Malgré cette réalité, la spécificité du VIH/SIDA chez les femmes ne semble pas être une priorité dans les politiques de santé dirigées à l’attention et à la prévention de l’épidémie. Plusieurs des programmes qu’ont développé aussi bien les gouvernements que les institutions et les organisations, n’ont pas été orientés spécifiquement vers les femmes. Le fait d’avoir impulsé le concept andro-centrique des groupes à risque pendant la première décennie de la maladie, a fait qu’on ne considère pas les femmes comme population à risque dont il faut prendre soin urgemment.
Par exemple, l’accès au traitement du VIH/SIDA est fondamental pour rendre réalité le droit humain à la santé. Conformément à la législation internationale des droits humains, les États ont l’obligation d’adopter des mesures législatives, budgétaires et administratives positives qui impulsent progressivement le droit au niveau de santé de la meilleure qualité possible.
Bien que le VIH/SIDA continue à prévaloir au niveau global au sein de la population masculine, urbaine et avec des pratiques homosexuelles ou bisexuelles, la tendance internationale montre clairement que cette épidémie affecte de plus en plus fortement la population féminine, en particulier la plus pauvre et celle qui manque de pouvoir.
De nos jours, on reconnaît les groupes féminins les plus vulnérables que les autres, tels que les adolescents, les compagnes d’hommes migrants, les femmes qui échangent le sexe pour de l’argent ou les drogues, les femmes de secteurs sociaux pauvres, les femmes autochtones et les femmes ayant des partenaires qui ont des partenaires sexuels multiples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels.
Chaque année se présentent plus de 300 millions de nouveaux cas d’infections de transmission sexuelle, ces infections affectent une adolescente sur 20, les jeunes étant particulièrement vulnérables aux causes mentionnées récemment.
Malgré toutes ces difficultés, à travers le Grupo de Mujer y SIDA (Groupe de Femme et SIDA) de la Sociedad Internacional de SIDA (Société Internationale de SIDA) ; de la Communauté des Femmes vivants avec le HIV/SIDA et d’autres organisations, les femmes – dans le monde et dans la région – ont élaboré et fait la promotion des propositions pour la prévention du HIV/SIDA, visant non seulement le spécifique, sinon fondamentalement à autonomiser les femmes dans les relations de couple, les relations familiales et sociales.
Mécanismes des Droits Humains
Les droits humains qui sont relatifs à la réduction de la vulnérabilité au VIH/SIDA et à la diminution de l’impact de l’épidémie sont présents dans plusieurs normes et droits que contiennent les instruments de droits humains.
Parmi les principes et droits qui protègent la dignité des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA et préviennent la propagation de l’infection, se trouvent : la non discrimination ; le droit à la santé ; le droit à l’égalité entre les hommes et les femmes ; les droits des enfants ; le droit à l’intimité ; le droit à l’éducation et à l’information ; le droit au travail ; le droit de se marier et de fonder une famille ; le droit à la sécurité sociale, à l’assistance et au bien-être social ; le droit à la liberté, et le droit à la liberté de mouvement, le droit au niveau maximum possible de santé physique et mental, le droit à l’information et à l’éducation, le droit à l’intimité, le droit de partager les progrès scientifiques et leurs bénéfices.
Parmi les instruments internationaux nous avons:
On Compte également:
Faits et Chiffres
Sources:
Ankrah E.M., "Issues and Challenges in female-controlled prevention: an overview", en Culture, Health & Sexuality, vol. 1 n° 1, 1999.
Bianco M., Laura Pagani y María Inés Re., Mujer, Sexualidad y Sida
Bianco Mabel, PREVENCIÓN CON ENFOQUE DE GÉNERO, ALAI
Berer, M., "La Mujer y el VIH/SIDA", Reproductive Health Matters y AHRTAG, Londres, Inglaterra, 1993.
El VIH SIDA y los Derechos Humanos
Foco de Atención: Sida y Derechos Humanos
Ickovics JR, Rodin J., “Women and AIDS in the United States: epidemiology, natural history, and mediating mechanisms”, Health Psychology, 1992;11:1-16.
Lo que toda mujer debe saber sobre SIDA y embarazo
Milagros Iglesias, editora, Mujer y sida: el sexo marca la diferencia, Nota de agosto de 2000.
Mujer y Sida, Departamento de Imagen Institucional, INPPARES PROY ADVOCACY- ARTICULOS/DSS
Organización Mundial de la Salud, “Actualización sobre el SIDA en la República Argentina”, año 2, número 2, marzo de 2001. Ministerio de Salud de la Nación
Problemática del SIDA en la Mujer embarazada
¿Qué Necesita La Mujer en la Prevención de SIDA?
Richardson, D. "La mujer y el SIDA" Editorial El Manual Moderno, México D.F. 1990.
Usieto R, De Andres R, Cubierta F; "SIDA. Transmisión heterosexual del VIH. Edición Centro de Estudios Sociales aplicados, Sevilla, España 1992
Points de vue
Femmes, SIDA et Droits Humains (Yolanda Guirola), par Ana Elena Obando, WHRnet (Septembre 2003)
Entrevues
Entrevue avec Sandra Patricia Arturo D´vries, Fondatrice et Directrice de la Fondación María Fortaleza de Colombia (Fondation Maria Fortaleza de Colombie), Coordinatrice Générale de la Fundación Nacional de Mujeres Positivas (Fondation Nationale de Femmes Positives) et du Movimiento Regional Latinoamericano y del Caribe de Mujeres Positivas (Mouvement Régional Latinoaméricain et des Caraïbes de Femmes Positives). (Septembre 2003)

